Vaccination : l’Obligation n’est pas la Bonne Solution

Vaccination : l’Obligation n’est pas la Bonne Solution

Depuis le 1er Janvier 2018, 11 vaccins (au lieu de 3 jusque-là) sont devenus obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les enfants nés en France à partir de cette date.

Cette obligation vaccinale génère tant de questionnements et d’inquiétudes chez les (futurs) parents que je vais tenter d’analyser cette décision politique sans précédent en France. La dernière loi d’obligation vaccinale remontait à 1964* et ne concernait qu’un seul vaccin supplémentaire.

Jusqu’alors trois vaccins étaient obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite (le fameux DTP devenu introuvable seul en pharmacie). La liste des vaccins obligatoires s’élargit aujourd’hui à 8 vaccins supplémentaires contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), la coqueluche, l’hépatite B, le méningocoque C, Haemophilus influenzae de type b et le pneumocoque.

Cet article ne remet évidemment pas en cause l’intérêt de la vaccination. Je questionne ici le fait de rendre obligatoires des vaccins alors qu’on aurait pu continuer à simplement les recommander, dans l’optique de renforcer la couverture vaccinale.

Le comble est qu’avant cette décision, flottait l’option de lever toute obligation vaccinale en France, comme c’est déjà le cas dans la plupart des pays voisins comme l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Islande… Il n’y a plus que l’Italie, et maintenant la France, pour rendre obligatoire un nombre extensif de vaccins. Ce qui engendrera des situations pour le moins incongrues au niveau des zones frontalières, comme au Pays Basque par exemple.

Cette décision coercitive d’obligation vaccinale a été prise dans le but d’augmenter la couverture vaccinale en France, alors que celle-ci est loin d’être catastrophique (70% des enfants français ont déjà ces 11 vaccins, et pour les vaccins les plus courants la couverture est généralement supérieure à 90%). Mais la couverture vaccinale globale reste inférieure à des pays où il n’existe aucune obligation ! C’est là le grand paradoxe qu’ont du mal à intégrer nos autorités de santé. Plus elles contraignent, plus la population se méfie de la vaccination.

Une loi à contre-courant de la concertation

La levée de l’obligation vaccinale était une proposition émise lors de la Concertation Citoyenne sur la Vaccination qui s’est tenue fin 2016. Pour la moitié du jury citoyen, « lever le caractère obligatoire faciliterait le recours à la vaccination » car « cela permettrait de remettre tous les vaccins sur un pied d’égalité et d’importance » et parce que « les gens se sentiraient moins contraints, ce qui éviterait des résistances fortes à la notion même d’obligation. » Même son de cloche du côté du jury des professionnels de santé qui écrivait dans ses conclusions : « L’évolution de la société nous amène à considérer le patient comme responsable et maître de sa santé. En posant l’hypothèse du tout obligatoire, le patient se retrouve dépossédé de la prise de décision concernant sa santé. Si on « l’oblige à », on ne l’incite pas à décider pour lui-même. L’obligation vaccinale en France ne peut plus être le seul principe de préconisation des politiques de santé publiques. Le principe d’obligation vaccinale n’instaure pas la confiance, pire, il est contre-productif. Au titre de la liberté individuelle, le citoyen se place dans une position de défiance, voire de défense. »

Ce dernier point est d’autant plus important que la loi Kouchner du 4 Mars 2002 a donné des droits aux patients et stipule clairement qu’aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé du patient. Si le nourrisson ne peut évidemment pas émettre un tel consentement, ses parents devraient pouvoir décider en toute connaissance de cause pour leur enfant.

Ces avis citoyens et professionnels de la Concertation sur la Vaccination n’ont malheureusement pas été suivis dans le rapport final du comité d’orientation présidé par le Pr Alain Fischer qui a émis la proposition d’une obligation vaccinale élargie. Proposition reprise par la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn nouvellement nommée, soutenue par son Premier Ministre Edouard Philippe dès sa déclaration de politique générale du 4 Juillet 2017 : « Des maladies que l’on croyait éradiquées se développent à nouveau sur notre territoire. Des enfants meurent de la rougeole aujourd’hui en France. Dans la patrie de PASTEUR ce n’est pas admissible » déclarait-il dans une tirade pour le moins alarmiste.

Précisons qu’à ce moment aucune urgence sanitaire ne justifiait la mesure radicale de rajouter 8 vaccins d’un seul coup à la liste des vaccins obligatoires.

Les choses sont ensuite allées très vite puisque l’Assemblée Nationale a voté en faveur de ce dispositif le vendredi 27 octobre 2017, en première lecture, par 63 voix pour, 3 voix contre, et 9 abstentions (soit seulement 75 députés présents dans l’hémicycle au moment du vote). Cela signifie que 502 députés étaient absents pour voter une loi aussi importante. Comment prendre une décision aussi importante pour la santé des enfants avec autant d’élus absents, sans prêter le flanc ensuite à des accusations de déni de démocratie ? Le passage devant le Sénat dans la nuit du 16 Novembre 2017 ne fut qu’une formalité.

Et maintenant que la loi est votée ?

Il ne faut certainement pas arrêter de débattre car l’objectif aujourd’hui est que cette obligation vaccinale dure le moins longtemps possible. Encore faut-il connaître précisément les objectifs recherchés. Un débat devrait donc s’instaurer, à condition que la discussion soit ouverte et que les différentes parties s’entendent.

Mais on assiste à un dialogue de sourds entre les « pro » et les « anti » vaccins.  Pour certains, la vaccination relève du dogme et il n’est question sous aucun prétexte de remettre en question leurs certitudes. On distingue :

– Les anti-vaccins (dits « antivax ») qui grossissent les risques tout en minimisant les bénéfices des vaccins ;

– Les pro-vaccins qui ont tendance à minimiser les risques tout en exagérant parfois les bénéfices.

La conciliation semble impossible entre ces deux groupes, et pourtant il existe une voie médiane entre les vaccino-sceptiques et les vaccinalistes : celle des vaccino-réalistes, dont je fais partie.

La vaccination est devenue un sujet passionnel, clivant et subjectif alors qu’il devrait être apaisé, consensuel et objectif, et nous aurons besoin de modérateurs sans lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique pour avancer dans ce débat de société en s’émancipant des postures rigides et des anathèmes excessifs.

Il faudrait d’abord tenir un discours de vérité sur les vaccins. Pour avancer, il faudrait déjà se mettre d’accord sur 2 axiomes :

  • Oui, les vaccins permettent de limiter la propagation de maladies graves et sont une arme puissante dans l’arsenal préventif en santé publique.
  • Non, les vaccins ne sont pas dénués d’effets secondaires, rares certes, mais qui peuvent être graves.

Très peu de médecins osent s’exprimer sur ce sujet car ceux qui ont une opinion déviante sont mis à l’index et menacés de sanctions par l’Ordre des Médecins.

Il existe néanmoins des médecins qui arrivent à émettre un avis objectif sur les vaccins sans tomber dans l’angélisme. C’est le cas du Pr Bernard Bégaud, pharmacologue et ancien doyen de l’Université Victor Segalen de Bordeaux, qui analyse cette obligation vaccinale comme un constat d’échec et une incapacité à tirer les leçons des ratés de la politique vaccinale en France ces dernières années. C’est également le cas pour le Collège National des Généralistes Enseignants qui a solidement argumenté sa position qui va à contre-courant de la pensée dominante.

De mon côté, il me semble que dans cette nouvelle liste de vaccins obligatoires, le DTCP-Hib et le ROR sont généralement bien compris et acceptés par les parents, mais que 3 vaccins posent particulièrement question sur leur obligation :

  • Vaccin contre l’hépatite B : en dehors des enfants à risques (mère porteuse du virus de l’hépatite B notamment), il n’y a pas de raison impérieuse de vacciner tous les nourrissons contre l’hépatite B qui ne se contracte que par voie sanguine ou sexuelle.
  • Vaccin contre le méningocoque C : la méningite C est une forme grave de méningite mais ce n’est pas la plus fréquente. On peut se poser la question de la pertinence de vacciner contre le sérogroupe C sans vacciner contre les autres méningocoques, notamment le B qui est le plus fréquent, mais aussi contre les sérogroupes A, W135 ou Y… On voit ici que le risque est de rentrer dans un engrenage d’extension des obligations vaccinales.
  • Vaccin contre le pneumocoque : là non plus, le vaccin n’immunise pas contre tous les pneumocoques mais contre certains types seulement. Même si le vaccin est efficace pour les souches incluses dans le vaccin, on peut toujours craindre une résistance développée à partir des souches non contenues dans le vaccin.

Les médecins en première ligne

Cette obligation vaccinale va mettre les médecins de premier recours dans une position inconfortable vis-à-vis des parents récalcitrants. Quand des parents refuseront des vaccins pour leur enfant, quelle attitude devra adopter le praticien ? Les médecins généralistes ou les pédiatres ne forceront certainement pas leurs patients à faire les 11 vaccins : ce n’est pas leur rôle, ce n’est pas leur conception d’une médecine humaniste.

Responsabiliser les patients

Même si les sanctions du Code de la Santé Publique ont été supprimées, celles du Code Pénal demeurent et exposent les parents réfractaires à des peines de prison et à de lourdes amendes. Cette logique coercitive et punitive irait à l’encontre de la responsabilisation des patients et de la prise en charge de leur propre santé et de celle de leurs enfants.

Cette obligation est une infantilisation des parents dans la droite ligne du paternalisme médical que l’on croyait révolu : « Nous savons ce qui est bon pour vous et nous ne vous laissons pas le choix. » C’est d’autant plus anachronique à l’heure où on parle d’« empowerment » des citoyens dans la novlangue des communicants.

Le risque est de voir encore plus de parents se détourner de la médecine conventionnelle. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des personnes suivies exclusivement par des thérapeutes alternatifs car ils se méfient des médecins. En dehors du parcours de soins classique, ces personnes s’exposent à des retards diagnostiques et mettent leur santé ou celle des autres en danger.

Le risque est aussi de voir des enfants déscolarisés. Même si les contrôles ne devraient commencer qu’en juin 2018, il faut d’ores et déjà bien comprendre la gravité de la situation si des enfants venaient à être exclus de la crèche, de la maternelle ou de l’école publique parce qu’ils ne sont pas à jour des 11 vaccins pour une raison ou pour une autre. Dans de nombreux pays comme le Royaume-Uni, le Canada ou l’Australie, les vaccinations ne sont pas un critère d’admission à l’école publique.

Regagner la confiance

A force de crier au loup, les autorités de santé risquent de voir la confiance dans la vaccination s’éroder encore plus, au risque qu’elle ne soit plus suffisante le jour où une grave épidémie surviendra. Il existe déjà des poches de résistance à la vaccination, en Ardèche notamment, et certaines tranches de la population sont réticentes à la vaccination.

Différents couacs ont durablement émaillé la confiance des citoyens français et de certains professionnels envers la vaccination, dont l’échec le plus retentissant restera le coûteux fiasco de la campagne contre la grippe A/H1N1.

Regagner la confiance des Français envers les vaccins sera un travail de longue haleine qui ne passera pas par l’autoritarisme et la répression, mais par une politique bienveillante et adaptée à notre époque, menée par des personnes sans lien d’intérêt avec l’industrie vaccinale.

Comme le mentionne une étude socio-historique, l’obligation vaccinale apparaît aujourd’hui comme une survivance de temps anciens. La dernière obligation vaccinale remontait à 1964 mais depuis de grands progrès ont été réalisés en termes de confort de vie, d’hygiène, d’assainissement, d’alimentation, sans oublier le développement des antibiotiques (pour les maladies bactériennes), qui permettent aujourd’hui de limiter les risques de voir survenir de graves épidémies dues à certains de ces microbes. En dehors de cas sporadiques et de foyers d’infections toujours possibles, il n’y a plus aujourd’hui les mêmes risques de voir survenir de grandes épidémies pour ces maladies. C’est à ce nouveau contexte que la politique vaccinale devrait s’adapter. Elle était d’ailleurs sur la bonne voie avec la suppression de l’obligation de la vaccination contre la tuberculose pour tous et en la limitant aux personnes à risques.

Pour une vaccination choisie et personnalisée

Pour que les patients prennent une décision éclairée, il faudrait leur donner accès à une information claire et objective sur chacun des vaccins. Cela passe par du temps d’écoute, de dialogue et de pédagogie. Ce n’est certainement pas en abrégeant la discussion parce que « maintenant c’est obligatoire » qu’on rétablira un lien de confiance entre le médecin et les patients réticents.

On sait aujourd’hui que nous ne réagissons pas tous de la même manière aux vaccins en fonction de facteurs génétiques. Certains développent une immunité plus facilement que d’autres. Il faudrait donc aller vers une personnalisation de la vaccination en adaptant les posologies vaccinales en fonction des profils de réponse. Mais on en est encore loin avec ce calendrier vaccinal unique que l’obligation élargie rendra encore plus rigide.

Le rôle d’un médecin devrait être d’adapter ses prescriptions au cas par cas, mais ce genre de mesure va à l’encontre de la médecine personnalisée qui serait souhaitable pour le futur.

Je défendrai dans les prochains mois cette vision d’une médecine moderne et d’une politique vaccinale adaptée aux réalités de notre époque, dans le cadre d’une démocratie sanitaire.

*Historiquement, la France a introduit l’obligation vaccinale contre la variole en 1902, contre la diphtérie (1938), contre le tétanos (1940), le BCG (1950) et le vaccin contre la poliomyélite (1964), dernier vaccin obligatoire en date. Par la suite, les nouveaux vaccins ont fait l’objet de recommandations sans obligation.

L’auteur ne déclare aucun conflit d’intérêt lié à cet article.

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8 commentaires

  1. Merci Guillaume pour cet article extremement complet et pondéré. Cela demande du courage. Personnellement j’ai moi meme amené mes enfants se faire vacciner contre la méningite, il y a une quinzaine d’années, car plusieurs cas s’etaient déclarés dans le departement. Mais c’etait après avoir consulté mon père (médecin a la retraite) et mon généraliste. Pas contrainte et forcée. Je trouve extrêmement abusif que l’Etat impose des vaccins que des medecins eux même ne considèrent pas comme indispensables. Je fais partie de la generation « bcg obligatoire, radio des poumons annuelle obligatoire », et quand on lit les analyses actuelles de ces mesures de santé publiques de l’époque, on lit que c’etait inutile. Pas rassurant.

  2. Merci et Bravo Guillaume pour cet article clair, précis et bien documenté, mais aussi tout en retenue et en nuance.
    Quand nos « politiques » considéreront-ils les citoyens comme des personnes adultes et responsables, et non plus comme des sujets ignares et irresponsables??
    Cette « affaire » ne fait que commencer!! Souhaitons que nos élus (encore si absents en l’occurrence) entendent enfin le bon sens du « peuple » qui les élit !
    Je vous adresse mes meilleurs voeux pour 2018.
    Bien cordialement

  3. En faisant de la recherche, je suis tombé sur cette note très intéressante de la DGS datant du 5/7/17 qui nous éclaire sur la situation des pays voisins : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/vaccination-obligation_europe_04072017.pdf

    Il y a des pays qui n’ont pas d’obligation vaccinale mais seulement des vaccinations recommandées.

    15 pays de l’Union européenne n’ont pas d’obligation vaccinale mais de larges recommandations.

    12 pays ont au moins une vaccination obligatoire.

    Les 8 vaccins que nous proposons de rendre obligatoire, en plus du DTP, sont très largement utilisés
    dans les pays de l’Union européenne, que ce soit via une obligation ou une recommandation.

    Enquête menée dans les 27 pays de la communauté européenne, plus Islande et Norvège. L’analyse de
    cet article a exclu la France- 28 pays sont considérés. (Source : M. Haverkate et al. Eurosurveill 2012 ; 17(22) : pii=20183)

    Il n’y aucune obligation vaccinale dans 15 pays.

    Il s’agit de : Autriche, Chypre, Danemark, Estonie, Finlande, Allemagne, Islande, Irlande, Lituanie,
    Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Royaume-Uni.

    Dans tous ces pays, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche, les infections
    à Haemophilus Influenzae de type B, la rougeole, la rubéole et les oreillons sont recommandés pour
    tous.

    Les autres vaccinations (hépatite A et B, grippe, les infections invasives à méningoque C, les infections
    invasives à pneumocoque) sont recommandées soit pour les personnes à risque, soit pour tous selon
    les pays.

    Il existe au moins une vaccination obligatoire dans les 12 autres pays.

    La Lettonie a le plus grand nombre de vaccinations obligatoires pour tous (12 incluant HPV pour les
    filles), la Belgique a une seule vaccination obligatoire pour tous.

    1- La vaccination contre la polio est obligatoire pour tous dans 12 pays (Belgique, Bulgarie,
    République Tchèque, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Malte, Pologne, Roumanie, Slovénie,
    Slovaquie).

    2- La vaccination contre la diphtérie et contre le tétanos est obligatoire pour tous dans 11 pays
    (les mêmes qu’au point 1 à l’exception de la Belgique). Elle est obligatoire pour les personnes à
    risque au Portugal.

    3- La vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour tous dans 10 pays (Bulgarie, République
    Tchèque, Hongrie, Lettonie, Pologne, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Italie, Grèce). Elle est
    obligatoire pour les professionnels de santé en Belgique.

    4- La vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (ROR), contre la coqueluche et
    contre Haemophilus Influenzae sont obligatoires pour tous dans 8 pays (les mêmes qu’au
    point 3 à l’exception de la Grèce et de l’Italie). La vaccination contre la rubéole est obligatoire
    pour les filles à l’âge de 14 ans à Malte).

    5- La vaccination contre la tuberculose est obligatoire pour tous dans 6 pays (Bulgarie, Hongrie,
    Lettonie, Pologne, Roumanie, Slovaquie). Elle est obligatoire pour les personnes à risque en
    République Tchèque.

    6- La vaccination contre les infections invasives à pneumocoque est obligatoire dans 2 pays
    (Lettonie, Slovaquie).

    7- La vaccination contre la varicelle est obligatoire pour tous en Lettonie. Elle est obligatoire pour
    les personnes à risque en Pologne.

    8- La vaccination contre l’hépatite A est obligatoire pour les professionnels de santé en Slovaquie.
    Elle est obligatoire pour les personnes à risque en Hongrie et en République Tchèque.

    9- La vaccination contre le HPV est obligatoire en Lettonie pour les filles de 12 ans.

    10- Aucun des pays d’Europe n’a introduit d’obligation vaccinale pour tous ou pour les personnes
    à risque contre la grippe et contre les infections invasives à méningocoque C .

    Il convient de noter que l’Italie vient récemment d’étendre l’obligation vaccinale chez les enfants
    scolarisés à 12 vaccins dont les dix que nous souhaitons rendre obligatoire. Le onzième vaccin est celui
    contre le méningocoque B qui n’est pas recommandé systématiquement en France. Le douzième est le
    vaccin contre la varicelle qui n’est pas recommandé chez l’enfant de moins de 2 ans en France. Par
    contre l’Italie n’a pas rendu obligatoire le vaccin contre le pneumocoque. Ces différences s’expliquent
    par une épidémiologie différentes des maladies ciblées.

  4. Article que j’ approuve à 100% :
    Bravo à vous !!!!
    En tant que mere de famille , un autre élément me perturbe : la durée d immunité acquise suite à la vaccination ( meningite C en particulier ) .
    Très , trop courte visiblement …surtout que suite a cette vaccination bcp de parents pensent leur enfant protégé à vie …
    Encore merci

  5. Merci Guillaume Barucq , pour votre article trés équilibré et sensé. Je retiens votre terme de vaccino-réaliste dans lequel je me situe.
    dr jacques Lemoine chir ortho retraité 74

  6. L’hépatite B n’est pas qu’une IST. Des transmission intra-familiales sont possible notamment en cas de promiscuité/ précarité. Et ceci ne concerne pas que les mères porteuses du virus. Il semblerait que ce type de contamination soit également horizontale, en cas de séro-discordance dans la fratrie. Le virus peut survivre au moins une semaine dans l’environnement. Par ailleurs, le vaccin peut déclencher des poussées de SEP à l’âge adulte (bien qu’il ne soit pas bien entendu la cause de la maladie), ce qui n’arrive évidemment pas chez l’enfant. Enfin, le taux de couverture vaccinale des vaccins des nourrissons est supérieur à celui des vaccins de l’adulte. En clair, puisque le vaccin est efficace longtemps, mieux vaut vacciner les enfants pour améliorer la couverture vaccinale sur le long terme. Ces sont les 3 principales raisons de ce calendrier pour l’hépatite B.

    Pour le méningocoque, ce sont surtout les types B et C que l’on rencontre en France. Le type C est potentiellement le plus grave. Les vaccins bivalents (A et C) ou tetravalents (A, C, Y, W) sont plutôt réservés aux voyageurs, et n’ont été validés chez l’enfant que plus récemment il me semble. Le vaccin contre le type B est très récent et il est monovalent. Je ne sais pas si il a été validé chez l’enfant, ni s’il est compatible avec le calendrier vaccinal existant. Le choix du seul vaccin monovalent type C chez les nourrissons est donc à l’heure actuelle assez justifié.

    Enfin, pour le pneumocoque, il existe 2 vaccin : un 13-valent et un 23-valent. Le premier est validée chez le nourisson après 2 mois, l’autre seulement à partir de 2 ans. Par ailleurs, le 13 valent protège sur une longue période, le second seulement sur 3 à 5 ans. Là encore, l’utilisation du vaccin 13 valent est totalement logique.

    Le reste de votre argumentaire relève de votre opinion personnelle, que je respecte mais ne partage pas totalement (notamment sur la médecine personnalisée et l' »empowerment » où, me semble-t-il, vous mélangez les concepts :
    – la médecine personnalisée se développe avant tout pour les pathologies « post-infectieuses », prédominantes en occident, à savoir les cancers et les maladies chroniques. La vaccination s’est montrée nécessaire et assez largement suffisante sur les maladies infectieuses qu’elle concerne, et la résurgence de rougeole par exemple est due bien plus à une couverture vaccinale insuffisante qu’à un manque de « personnalisation » des actions de santé.
    – l' »empowerment » concerne les patients par définition en capacité de discernement. Nous parlons ici de nourrisson, et si l’autorité parentale existe en matière de santé, elle à des limites juridique notamment lorsque le choix des parents est préjudiciable à l’enfant. Un parent ne peut pas refuser la transfusion de son enfant s’il s’agit d’un besoin urgent et vital. Certes cela est plus difficile à admettre lorsqu’il s’agit d’un acte de prévention, mais ce principe reste de vigueur et un parent qui ne vaccine pas son enfant s’expose à des poursuites de ce dernier au cas où il subirait un préjudice plus tard, du fait de ce choix.

    Enfin, cette obligation n’est pas absolue, mais les responsables de lieux de collectivités sont en droit de demander un certificat de vaccination (ou une attestation de contre-indication médicale le cas échéant) pour y accepter un enfant. Cela me parait cohérent dans l’idée de protéger les autres membres de cette collectivité, notamment ceux qui ne peuvent pas bénéficier de ces vaccinations (trop jeunes, ou malades par exemple).
    Bien à vous

  7. EXTENSION DE L’OBLIGATION VACCINALE DE 3 à 11 VACCINS.
    Je suis en total désaccord avec l’avis de « RAPHAEL » cette justification pseudo scientifique du vaccin contre l’hépatite B de « transmission inter-familiale » de contamination horizontale, de « sero-discordance de la fratrie ». On va finir par imposer aux bébés tous les vaccins disponibles sur le marché !
    Mais que faire maintenant que la loi a été votée dans des conditions scandaleuses ?
    Le débat ne peut pas avoir lieu avec les ayatollahs de la vaccination et les thuriféraires de notre Pasteur national. La « concertation citoyenne » a été une mascarade, des scientifiques de valeur se sont vus traités de charlatans.
    Par un tour de passe-passe, la loi a été adoptée au nez et à la barbe des plaignants qui avaient saisi le Conseil d’Etat pour contraindre les labos à fournir le DTP seul vaccin obligatoire qu’ils ne fabriquaient plus au profit des cocktails d’hexavalents qu’ils imposaient sur le marché.
    Grâce à une parfaite synchronisation entre les labos, le Conseil d’Etat et le Ministère de la santé, ce sont 11 vaccins au lieu de 3 qui sont devenus obligatoires. A l’instar de l’Italie dont la ministre ne craint pas le politiquement incorrect en parlant de la menace des maladies apportées par les milliers d’émigrants qui traversent la péninsule…
    Mais pourquoi 11 seulement, pourquoi pas tous les vaccins fabriqué par SANOFI dont le chikungunya…
    Pour certains bébés nés en 2018 le calendrier vaccinal peut être catastrophique. Mais c’est la condition pour pouvoir les inscrire à la crèche ou à l’école. En l’absence de veille sanitaire, les autorités de santé savent que les parents n’auront pas les moyens d’engager la responsabilité des laboratoires devant les tribunaux (sur internet on trouve de pauvres moyens de défense tels qu’une lettre type engageant la responsabilité du médecin en cas d’accident vaccinal ou les articles de loi sur le libre consentement à un acte médical…).
    Honte à la manipulation de l’OMS et à son plan mondial. Cette chimère de l’éradication de toutes les maladies. L’expérience de certains échecs de la vaccination de masse, le scandale H1 N1 a ouvert les yeux des citoyens. Les autorités passent donc à la contrainte. Les médecins seront contrôlés et le Conseil de l’ordre est bien décidé à radier les médecins qui contesteraient le dogme vaccinal. Voilà dans quel contexte Madame Buzyn pense restaurer la confiance dans la vaccination.
    NON ! on ne restaure pas la confiance par la coercition !
    C’est d’ailleurs un précédent inquiétant. Dans le même esprit on pourrait imaginer que dans un avenir totalitaire, grâce aux carnets électroniques de vaccination, on pourra vérifier à tout moment et pour toutes les classes d’âge si les rappels de vaccins sont à jour et pourquoi pas conditionner le versement des pensions de retraite à la vaccination annuelle obligatoire des plus de 60 ans contre la grippe …. (je connais certains seniors à qui la vaccination n’a pas bien réussi). Recevez Docteur tous mes remerciements pour cet article et mes voeux de réussite dans vos actions et l’exercice raisonné de votre profession.

  8. Un article du figaro daté du 4 décembre 2017 indique que la vaccination de masse contre la dengue mise en place aux Philippines en 2016 a été interrompue le vendredi 1er décembre 2017 après qu’une étude menée par Sanofi-Pasteur ait fait apparaître le potentiel danger du vaccin.
    Après la vaccination de 500.000 enfants en 2016, le fabricant français Sanofi-Pasteur a indiqué que le vaccin Dengvaxia pouvait dans certains cas aggraver la maladie.
    L’étude a fait apparaître «un risque relatif accru d’hospitalisation pour dengue chez les enfants vaccinés les plus jeunes par rapport aux non vaccinés».
    Un constat qui fait réfléchir…
    L’article n’indique pas si la vaccination contre la dengue était obligatoire ou recommandée aux Philippines.

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